La K-Pop : comprendre le phénomène et vision personnelle

Aujourd’hui, j’ai décidé d’aborder un sujet qui fait de plus en plus parler de lui : la Korean Pop. Ou autrement appelée K-pop. J’espère ne pas en faire un article rébarbatif, de proposer des petites clés de compréhension. Et surtout d’amener une vision un peu personnelle de l’univers. Car oui, mon histoire avec la K-pop est « ancienne » et j’ai pu en voir l’évolution au cours de cette décennie. Bon, dis comme cela, j’ai l’impression d’être une femme préhistorique…

L’article étant assez important, j’ai décidé de le scinder en plusieurs parties pour plus de lisibilité :

Si tu décides de continuer à lire cet article long comme la distance terre/lune, je te souhaite une bonne lecture !

 

 

 

La K-pop, kézaco ?

 

Comme je le disais un tout petit peu plus haut, l’expression K-pop vient de l’abréviation de Korean Pop. Autrement dit, il s’agit, dans son grand ensemble, de musiques « populaires » sud coréennes. Pourquoi j’insiste au point de mettre le mot populaire entre guillemets ? Pour la simple et bonne raison que les styles musicaux présents dans cette vague sont très nombreux. Cela va aussi bien de la musique pop telle qu’on la conçoit, mais cela comprend aussi le rock, le rap, ect. Ce n’est pas un style de musique figée.

Ce qui symbolise vraiment la K-pop, c’est son univers visuel. Et oui, difficile de passer à côté quand on en écoute. Chaque groupe a sa propre identité et il suffit d’un millième de seconde souvent pour la reconnaître. Cela peut passer par un style vestimentaire, un panel de couleur, des designs propres, un style de danse et j’en passe…

Tout est travaillé au millimètre près pour plaire au public le plus large possible. Et c’est bien pour ça que l’univers de la K-pop est commercial et s’exporte aussi bien. Mais attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, commercial n’est pas synonyme de médiocrité. Bien au contraire ! Il y a des groupes (je vais parler de « groupe » parce que c’est quand même la majorité de la sphère musicale mais je n’oublie pas les solos) qui sont excellents avec des chanteurs/chanteuses aux capacités vocales époustouflantes qui en laisseraient baba plus d’un.

La K-pop est une industrie musicale très dynamique avec un renouvellement toujours constant : de nombreux groupes voient le jour tous les ans au point où il est difficile pour eux de se faire une place… Mais la K-pop, c’est aussi une très belle porte d’entrée pour découvrir une nouvelle culture.

 

Un peu d’histoire de la musique

Pour en faire une petite histoire succincte, sachez que la musique coréenne est assez ancienne (enfin tout est relatif…) et n’a fait que prendre en envergure depuis la fin de la guerre. Et oui, elle se nourrit de la culture américaine, c’est indéniable et pour cause, ils ont beaucoup apporté en Corée du sud suite au conflit avec la Corée du nord. Mais le genre prend vraiment en consistance dans le courant des années 90 avec notamment la création du « Big Three » qui sont les trois plus grosses agences encore aujourd’hui :

  • SM Entertainment en 1995
  • YG Entertainment en 1996
  • JYP Entertainment en 1997

Si la Hallyu s’exportait déjà dans les pays asiatiques. Notamment en Chine et au Japon. Ce n’est qu’au milieu des années 2000 que le phénomène va s’accentuer avec la création de la plateforme Youtube. Et je pense que c’est à partir de cette ouverture sur le monde qu’on va pouvoir analyser la k-pop. Et la cataloguer en plusieurs générations. Il y a un avant et un après Youtube. Il n’était plus question de se contenter des pays asiatiques et l’évolution a continué pour s’adapter au marché occidental et à ses sonorités. Et surtout à s’ouvrir à ses stratégies marketing ! Et cela se ressent de plus en plus à chaque nouveau groupe qui se crée…

 

Un pur produit marketing qui nous veut du bien

C’est assez étrange à dire mais le marketing dans la K-pop est absolument fascinant. C’est des purs produits de consommation qu’il nous faut à tout prix. Et je ne parle pas seulement que des CD, ça comprend aussi les personnes qui chantent.

Tout est fait pour créer l’envie. D’abord les longs entraînements des trainees (terme utilisé pour désigner les jeunes poulains des agences) qui sont souvent auditionnés dès leur plus jeune âge et qui « subissent » au moins deux à trois ans d’entrainement intensif en chant, rap, dance, comédie, savoir paraître, langue, ect. C’est une recherche ardente du talent et de la qualité de la part des compagnies. Il faut que chacun soit parfait pour donner une bonne image au groupe une fois celui-ci formé.

Parlons-en des groupes d’ailleurs. Je me souviens avoir lu un petit sujet humoristique dans la revue TOPO (revue vendue en librairie à destination d’un public adolescent et qui expliquent des sujets d’actualité sous forme de BD) qui présentait les grands points de la K-pop. Dans cet article, ils montraient sous forme de dessins humoristiques les différents « personnages » qu’on pouvait retrouver dans un groupe : le/la leader avec sa sagesse et son esprit d’équipe à tout épreuve, le bad guy/la bad girl avec son côté un peu mystérieux, le/la maknae avec sa figure enfantine qui recherche toujours l’approbation de ses aînées de façon mignonne. Les descriptions étaient tellement caricaturées dans la revue que ça m’a voulu un petit gloussement mais c’est pourtant exactement cela. Chaque membre est là pour jouer un rôle, soutenir une image, pour ravir le public.

Ensuite c’est une analyse marketing poussée. Il faut que le groupe formé colle à l’image de l’agence. Et qu’il est un concept bien à lui. Et surtout identifiable au premier coup d’œil de la part des futurs fans. Le tout adapté au fur et à mesure de la construction du groupe grâce aux nombreuses cover, dance practice, ect, diffusées sur les réseaux sociaux. De quoi prendre la température pour savoir si le groupe sera un minimum rentable.

La K-pop, c’est aussi une histoire de merchandising qui nous rend tous fous. Avez-vous déjà vu un album d’un artiste/groupe de K-pop ? Si ce n’est pas le cas, je vous invite à jeter un œil sur internet par curiosité. On est loin du malheureux CD dans sa jaquette en plastique transparente et son mini-fascicule impossible à rentrer/sortir. Non, en K-pop, c’est des supports aux formats tous différents les uns que les autres ! Les CD ne sont que des goodies parmi d’autres : superbe photobook, photocard, standing paper, poster, goodies divers et variés. C’est un véritable objet de collection ! D’autant plus que de plus en plus de compagnies décident de les décliner dans différentes versions pour créer l’envie et pousser les pauvres âmes innocentes que nous sommes à l’achat.

Petite sélection d’album de K-pop. De gauche à droite et de haut en bas : Triple H, Lee Gi Kwang, Highlight, AKMU, BTS

 

L’omniprésence des réseaux sociaux : l’outil marketing révolutionnaire !

L’utilisation des réseaux sociaux avec pour vocation d’exporter la k-pop a été très vite assimilé par l’industrie musicale coréenne. Youtube en tête ! Sans oublier l’application « V » lancé par Naver, le portail web le plus utilisé en Corée (notre google bien adoré en somme), qui permet aux artistes de diffuser des lives pour se faire voir des fans. C’est un moyen facile et rapide de toucher un public large sans engager des frais de publicités aux montants exorbitants. Et surtout, ça permet de créer une communauté fidèle qui seront les meilleurs publicitaires du monde.

L’exemple BTS

Prenons l’exemple du groupe BTS, le plus populaire à l’international actuellement, dont l’agence BigHit Entertainment a très bien compris l’importance des réseaux sociaux par rapport à d’autres. Avant que le groupe débute officiellement, celui-ci était déjà largement connu des amateurs grâce aux multiples mises en ligne de cover et dance practice. Sans oublier les vlogs de chacun des membres, ect.

Ils ont tout de suite pris place sur « V » au moment de sa création. Et ils ont créé par mal de contenu dessus également allant du live aléatoire pour montrer le côté proche des fans et la bonne entente et l’ambiance bon enfant, jusqu’à la création d’un univers : jeu (Gayo ou Run où les membres s’affrontent par équipes sur des petites épreuves), genre de téléréalité (Bon Voyage, une émission qui suit les garçons pendant une semaine sur une destination, cette année c’était Hawaï), talk-show pour présenter leur activité. Un ensemble qui fait de BTS le groupe le plus suivi de l’application avec pratiquement 6 000 000 de followers.

Une visibilité qui leur a permis de se faire un nom à l’international. Ils ont remporté un Billboard Music Awards cette année dans la catégorie « Top Social Artist ». Il faut dire que les ARMY, leur fandom, a voté en masse pour que le groupe puisse le remporter. Avec pratiquement 8 000 000 de followers sur Twitter, cela semble plus facile tout de suite. Fandom qui leur a permis également de se faire voir des grands noms en amenant des collaborations novatrices : je pense au duo entre Rap Monstrer (leader des BTS) et le rappeur Wale par exemple. Un fandom bichonné par les membres en se rendant plus « accessibles » et humain.

Le concept autour du groupe est assez particulier aussi car assez mystérieux. Si vous connaissez déjà, vous savez déjà de quoi je veux parler. Pour les autres, sachez que chaque MV (music video) du groupe soulève un million de théories afin de comprendre l’histoire qu’il y a derrière. Et ce n’est pas près de changer avec leur prochain comeback qui aura lieu dans quelques jours puisqu’un teaser est sorti reprenant des anciennes images des précédents MV pour les mixer à des moments encore un peu mystérieux…

Tout cela pour dire que leur succès est dû principalement à une excellente communication qui a su les rendre proche de leur public. Tout en étant porté par des membres aux multiples talents. Si on en parle très peu dans la presse française. Voir pas du tout à ce que je sache, si on excepte la presse spécialisée bien sûr. C’est loin d’être le cas à l’international : ils ont été cité récemment par le Times comme faisant partie des personnalités les plus influentes d’Internet. Une ascension fulgurante pour un groupe qui n’a débuté officiellement il n’y a que 4 ans !

 

 

 

Tu parles de « Hallyu » mais ça veut dire quoi ?

 

Hallyu c’est la romanisation du mot « 한류 » qui signifie vague en coréen. La Hallyu est tout simplement le terme qui définit l’exportation culturelle d’origine coréenne. Et il ne s’agit pas simplement de musique puisque cela comprend également le cinéma, le monde télévisuel avec principalement les séries (ou drama), l’art, la mode, la gastronomie, ect. Pour aller plus loin, on pourrait étendre le terme à la technologie au vu de l’exportation de masse et la domination écrasante de Samsung par exemple. Mais les experts préfèrent s’arrêter à l’aspect culturel vu que cela fait partie d’un autre débat.

La Hallyu a commencé au début des années 90 dans les pays d’Asie et a surtout pris en Chine, le régime ne proposant qu’un choix limité de divertissement. Il suffit de voir le succès retentissant de la série « Sonate d’hiver » ! Mais le phénomène a touché l’occident un peu plus tardivement, au cours des années 2000. Et contrairement à ce que beaucoup de monde semble croire, ce n’est pas la musique qui a imposé la Hallyu mais bien le cinéma bien que son impact soit moindre à l’heure actuelle et éclipser par la musique.

 

Hallyuwood, l’âge d’or du cinéma coréen

Il faut dire que Hallyuwood (contraction entre Hallyu et Hollywood) est l’un des cinémas les plus productifs du monde. Et qu’il s’est se renouveler grâce à une nouvelle vague de réalisateurs talentueux qui ont su s’imposer en occident face à des mastodontes du 7ème art : Park Chan Wook, Kim Jee Woon, Bong Joon Ho, Kim Ki Duk, ect.

Ce succès est aussi dû en grande partie au screen quota. Avant 2006, le gouvernement sud-coréen avait imposé 146 jours de diffusion de production cinématographique coréenne. Ce nombre est tombé à 73 jours depuis 2006. C’est ce renouveau et cette production permanente de nouveauté qui ont attirés l’attention de l’occident, bien avant la musique ou les drama.

Qui se rappelle de la scène où l’acteur dévore un poulpe vivant à l’écran ?

C’est Quentin Tarantino en 2004, alors président du jury de Cannes, qui va porter un film sortant des chemins battus : Old Boy de Park Chan Wook. Et c’est cette même année que le film obtient le Grand Prix du Jury. Depuis lors, le cinéma coréen s’est toujours invité sur la croisette et a été récompensé à de multiples reprises.

Pour ce qui est des dramas, l’exportation a d’abord commencé par les pays asiatiques. Mais cela commence aujourd’hui à prendre en consistance en occident. Bien que ça reste assez marginale en termes d’antenne française.

 

L’impact économique de la Hallyu

La Hallyu s’exporte de mieux en mieux, c’est un fait. Mais pour vous parler chiffre (et je suis désolée, je n’en ai pas trouvé de plus récent), la Hallyu est l’une des exportations les plus importantes de Corée du sud et représentait 3,8 milliards de dollar en 2011, 14% de plus que l’année 2010. Et je ne veux même pas savoir le poids que ça représente aujourd’hui, je risque de faire une crise cardiaque…

Autant dire qu’elle a contribué à l’évolution économique « miraculeuse » du pays. Je pense vous avoir assez saoulé jusqu’à maintenant pour ne pas rentrer dans les détails économiques mais sachez que la Corée du sud a connu une évolution spectaculaire en une petite soixantaine d’année. Le pays est passé du statut d’un des pays les plus pauvres au monde à une des puissances mondiales. La Corée du sud a été classé 11ème cette année au classement des pays les plus riches. Cela représente une évolution du PIB de près de 400% entre 1960 et 2010. Tout le monde parle du rêve américain mais il faut aussi concevoir le rêve coréen !

Pour en revenir au sujet, le gouvernement a très vite vu les effets que pouvaient avoir la Hallyu sur l’économie du pays. Il a donc décidé de soutenir l’initiative financièrement par le biais des ministères de la culture et du tourisme. On peut le comprendre aisément l’investissement du ministère de la culture mais pourquoi celui du tourisme ?

Depuis l’expansion de la Hallyu à travers le monde, le tourisme a explosé en Corée du sud. En faisant ainsi une destination de plus en plus prisée. Selon les statistiques, le pays est passé de 173 000 touristes en 1970 à près de 13 200 000 touristes en 2015. Et les chiffres ne cessent d’augmenter chaque année… Il est donc important d’investir pour attirer encore plus de monde et surtout d’améliorer toujours plus l’image du pays. Et c’est ce qui s’est passé il y a quelques jours avec l’annonce du partenariat entre « I Seoul U », la marque de la capitale sud-coréenne, et le groupe le plus en vogue du moment, BTS.

 

 

 

Quand et comment j’ai moi-même commencé à écouter de la K-pop ?

 

Avant d’aborder le thème à proprement parlé, il faut que vous sachiez que j’étais déjà une grande consommatrice de culture japonaise avant de dévier sur la culture coréenne. La passerelle s’est faite assez facilement sans vraiment que je m’en rende compte avec notamment les dramas. Je suis une adoratrice de « Hana Yori Dango » qui est certainement l’un des meilleurs drama que j’ai pu voir. Et c’est tout naturellement que j’ai regardé son pendant coréen : Boys Over Flowers. C’est à partir de là que tout a commencé.

Avant d’en venir à la K-pop, j’écoutais uniquement du visual kei (un style de rock, au sens large, japonais). Et j’étais loin d’être fan de la pop japonaise que je trouvais trop niaise. Mais il faut croire que Boys Over Flowers m’avait mis quelques notes en tête. J’ai voulu en découvrir un peu plus pour me faire ma propre idée. Et je suis tombée sur le groupe Beast qui à l’époque faisait leur début. Ça remonte à 2009/2010, je ne saurais trop dire quand exactement. Ah, ce petit coup de vieux que je viens de me prendre dans les dents… Il est toujours plus difficile à digérer une fois les 25 ans passés… N’empêche que passer de The GazettE à Beast reste le plus grand mystère de ma vie !

On ne critique pas, c’était un autre temps, un autre monde…

Revenons-en à nos petits moutons. Je suis tout de suite tombée sous le charme de cette musique explosive. C’était entraînant, ça me donnait envie de danser comme une folle sur mon lit. Et surtout ça me mettait de bonne humeur. J’ai pris tout ce que je pouvais trouver du groupe à ce moment là. J’ai rajouté amoureusement leurs musiques dans mon vieux baladeur Archos entre The GazettE et Lynch. Ce qui m’a valu un petit hochement de tête désespéré de la part de mes parents qui avaient déjà du mal à supporter les musiques japonaises qu’ils ne comprenaient pas… L’anglais non plus ils ne le comprenaient pas de toute façon !

Il s’est passé quelques mois avant que je veuille en découvrir un peu plus. Et c’est tout naturellement que je suis tombée sur les artistes de la Cube Entertainment. 4minute (avec Hyuna, la seule artiste féminine que j’apprécie vraiment), G.NA puis A-Pink. Et à vrai dire, mes goûts n’ont pas changé aujourd’hui. J’écoute toujours autant Beast, devenu Highlight en début d’année suite à leur séparation avec la Cube, et Hyuna. Ce sont les seuls artistes auxquels j’ai vraiment été fidèle depuis ma découverte de la K-pop.

Ce n’est pas encore l’époque des chants de Noël mais cette chanson a le mérite de réunir tous les artistes de la Cube

A côté de cela, j’avais continué à découvrir des groupes et des musiques : Big Bang, Super Junior, 2AM, 2ne1… Mais sans vraiment accroché à toutes leurs discographies. Il me manquait une petite étincelle, une petite dose d’intérêt, un petit je-ne-sais-quoi… Malgré tout, j’ai continué à surveiller le milieu de la K-pop d’un œil lointain et voir ce qui se faisait. Cela reste néanmoins une musique qui m’a accompagné dans de merveilleux moment de mon début de vie d’adulte.

 

La petite anecdote du jour, bonjour

On me regardait déjà un peu bizarrement à l’époque quand j’avouais écouter de la musique japonaise. Mais soit, la culture nipponne est appréciée depuis de nombreuses années en France donc ça passait relativement bien aux yeux des « gens ». Mais je me rappelle encore de la réaction qu’une infirmière venant me soigner à domicile a eu.

Je regardais gentiment un concert de Beast sur mon ordi avant qu’elle n’arrive. Et je l’ai laissé en sourdine pendant les soins. Et là, blocage devant l’écran au moment de tout ranger ! Elle m’a demandé ce que c’était et quand je lui ai répondu que c’était un groupe coréen. Sa réaction m’a fait crier et mourir de rire intérieurement : « je ne savais pas qu’ils étaient capables de faire une telle musique ». Alors quoi ? Elle croyait qu’ils vivaient à l’âge de pierre à taper des silex entre eux ? N’empêche qu’elle est resté 15 minutes supplémentaires juste pour regarder, elle a donc semblé apprécier la découverte.

C’était courant juin 2012. Quelques semaines avant que le phénomène Gangnam Style ne sorte et envahisse le monde.

Au moins, je suis contente de lui avoir fait découvrir en avance. Elle a dû avoir l’air moins bête au moment de la déferlante Psy ! « Ah mais oui ! Bien sûr que je le savais déjà qu’ils étaient capables de faire de la musique ! Ils sont évolués les sud-coréens ! » Bon, c’est un peu méchant… Je m’en excuse même si je doute qu’elle passe par là un jour et qu’elle se reconnaisse.

 

Et à l’heure d’aujourd’hui, est-ce que j’en écoute encore ?

Comme je le disais un petit peu plus haut, j’ai toujours regardé l’évolution de la K-pop depuis ma découverte en 2009/2010. C’était un petit coup d’œil lointain mais surtout aléatoire. Cela est principalement dû au fait que c’était mon petit univers à moi. Et que je ne partageais avec personne sur ce genre même sur le web. Je regardais et découvrais depuis ma petite tour d’ivoire telle  une Raiponce. Bon, la deuxième raison c’est qu’une fois que je découvre des artistes que j’apprécie, j’ai tendance à les écouter en boucle sans jamais m’en lasser. Et c’est ce qui fait que je découvrais de nouveaux groupes de manière aléatoire. Je ne ressentais pas le besoin de tout connaître et je ne le ressens toujours pas…

Malgré tout, j’ai tendance à suivre l’actualité avec plus d’assiduité qu’avant grâce à la nouvelle vague de groupes à succès : BTS, EXO, GOT7, BlackPink, KARD, ect. Mais je ne leur suis pas spécialement fidèle non plus. Et je n’apprécie toujours pas toutes leurs discographies. Excepté pour BTS qui m’a réellement surprise avec leur composition. Et KARD mais ils sont trop récents pour vraiment en parler (ils n’ont sorti qu’un mini-album). Et il est aussi plus facile de s’informer aujourd’hui qu’il y a 7 ans.

Puis les découvertes aléatoires ne dépendent pas uniquement de ce style. Je vous avoue ne pas m’être penché sur le monde du visuel kei depuis bientôt 6 ans. Parce que je me contente très bien dès quelques groupes que j’apprécie vraiment. De même pour la musique française ou autre. Pourquoi écouter ce qui sort maintenant alors que j’aime toujours autant la musique des années 2000, début 2010 ?

Je ne suis pas du genre à m’éparpiller en musique parce que mon oreille recherche des sonorités spéciales, des compositions particulières. Une fois que j’ai trouvé ce qui me plaît, je ne peux pas décrocher tout simplement. C’est pour ça que je continue de suivre Beast/Highlight après 8 ans, les compositions de Yong Jun Hyung m’émeuvent, qu’elles soient pour le groupe ou pour d’autres artistes. Et c’est aussi pour ça que je continuerais d’écouter BTS, les compositions de Suga ont le même effet.

C’est un aspect qui est très difficile à expliquer parce que ça n’agit que sur moi et que ce n’est pas palpable. Je pourrais très bien écouter un groupe sans découvrir tout l’aspect visuel. Ça m’importe assez peu en soit parce que, chez moi, ça marche avant tout à l’oreille. C’est aussi pour ça que j’ai du mal avec les artistes féminines en général, pas seulement coréennes, j’ai du mal à supporter et à apprécier les notes trop aigües…

Puis j’avoue, je suis faible : j’aime les belles choses, j’aime les collections, même si j’essaie d’être moins matérialiste et plus minimaliste dans les choses du quotidien. J’aime consommer la K-pop, c’est exotique et ça fait plaisir aux yeux. Ça me fait plaisir de commander un album, c’est un très bel objet. Et j’ai l’impression d’être à Noël au moment de déballer le colis. C’est le petit plus qui fait que c’est un genre qui sort du lot.

 

La K-pop, c’est mon Xanax personnel

Mais si j’écoute plus de K-pop aujourd’hui, c’est aussi et surtout parce que je me suis aperçue que la pop coréenne influençait énormément mon humeur et mon moral. C’est de la musique dynamique, avec des paroles « gentilles », des univers colorés, ect, sans jamais tomber dans le niais. Autant dire que dès que j’en écoute, je deviens une véritable pile électrique. Parce que ça me donne envie de bouger, de me trémousser.

Il y a une réelle différence entre la « moi » qui se lève normalement et part travailler en écoutant les bruits stressants de la ville. Et la « moi » qui écoute de la K-pop en boucle entre le moment où elle se lève et celui où elle arrive au travail. Dans le premier cas, je fais la tronche toute la journée et je suis assez difficile à aborder parce que je ne supporte pas les gens. Dans le deuxième cas, je suis une jeune femme guillerette, qui a toujours le sourire aux lèvres, qui est dynamique et rigole pour un rien.

C’est un peu bête à dire mais ça change toute ma vie. La semaine dernière, j’ai publié un article sur les bienfaits de la musique, que vous pouvez lire ici, et j’avoue que j’y suis très sensible. Tant que j’écoute de la K-pop, ça veut dire que je vais bien et qu’en soit tout va bien dans ma vie. Dès que je me remets à écouter Saez ou de vieilles musiques mélancoliques, c’est que je suis en période de stress total ou que rien ne va plus.

 

Et vous, alors, écoutez-vous de la K-pop ? Quelle est votre expérience personnelle avec ce genre ? Quand avez-vous commencé ? Qu’écoutez-vous ?

6 Replies to “La K-Pop : comprendre le phénomène et vision personnelle”

  1. Coucou,

    Ce n’est pas du tout mon univers mais j’aime découvrir plein de choses donc je te remercie pour cet article, j’y ai appris plein de choses ! Tu m’as fait rire avec ton anecdote, les gens sont tellement clichés ! Je vais aller écouter ça de plus près. C’est vrai que d’habitude je suis plus saez et musiques mélancoliques comme tu dis mais j’ai envie de découvrir !

    Bonne journée

    Morgane
    http://www.fille-a-paillette.fr

    1. Si tu as appris quelques petites choses, j’en suis ravie ! J’ai vraiment “poussé” loin pour cet article… Et oui, les gens sont tellement clichés. Je suis restée sur les fesses à ce moment là, je regrette de ne pas avoir de répondant des fois.
      Saez est un artiste exceptionnel ;). Si jamais tu vas découvrir quelques titres, n’hésite pas à venir me dire ce que tu en penses !
      Xoxo

  2. Hello
    La K-POP m’attire pas du tout ! J’ai l’impression de retourner dans ma période ado. Peut-être que je suis trop vieille (30 ans) pour apprécier ce genre de musique même si j’ai déjà écouté. Ce sont les clips trop gnangnan qui me repoussent.

    1. Hey !
      Je peux aisément comprendre ton point de vue. De l’extérieur, ça fait vraiment chanteurs à midinette à la façon des 2be3. Après, je ne pense que ça soit une question d’âge mais plus de mentalité. Je n’ai pas trop d’écart avec toi apparemment, je vais avoir 27 ans, et ce n’est pas pour autant que je me sens trop vieille. Alors certes, je ne suis pas en “phase” avec les 3/4 des fans mais ça ne m’empêche pas d’apprécier les sonorités.
      Pour les clips, je ne peux qu’approuver vis-à-vis de certains… Mais on est pas obligé de regarder pour écouter, fort heureusement !

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