Apprendre une nouvelle langue : le coréen

Ce moment où j’ai voulu apprendre le coréen

Je ne pensais pas un jour me mettre à apprendre une nouvelle langue, surtout que c’est la matière que je haïssais le plus quand j’étais encore sur les bancs de l’école. L’anglais n’est pas fait pour moi, je le sais depuis longtemps, et malgré le fait que je regarde absolument tout en VOSTFR, pas un seul mot arrive à me rentrer dans la tête… Je suis un cas désespérée ! Mais il a fallu qu’une nouvelle lubie me prenne : et si j’apprenais le coréen ?

L’anglais aurait été plus judicieux car plus utile, le japonais à la rigueur vu que je baigne depuis plus de 15 ans dans cette culture. Mais non, j’ai choisi de me mettre au coréen. Bon, le choix n’est pas anodin non plus. Si je dis que je baigne dans la culture japonaise depuis plus de 15 ans, c’est aussi le cas de la culture coréenne. Bien que depuis un moins longtemps, une petite dizaine d’année tout au plus. Et oui, j’ai été touché de plein fouet par la vague Hallyu !

 

“Vague Hallyu”, kézaco ?

한류

“Hallyu” (한류) c’est le nom qui a été donné à la déferlante de culture sud-coréenne dans les années 90. Évidemment, l’impact a été bien plus important dans les pays d’Asie et ce n’est que depuis Psy et son “Gangnam style” qu’on commence a vraiment en parler en occident. Ou, plutôt, qu’on ne regarde plus, en France, les gens qui en parlent comme s’ils avaient trois têtes et des cornes. Quoique… Le cinéma sud-coréen est souvent à l’affiche au festival de Cannes.

Personnellement, la vague Hallyu (한류) m’a touché principalement par le biais des dramas et de la musique. Ce n’est que récemment que je me suis ouverte à la littérature coréenne et je me demande d’ailleurs pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt. J’ai d’abord lu un premier livre, puis un deuxième, etc. Et au final, c’était des coups de cœur à chaque fois. Les traductions ne sont pas très importantes en France, et c’est peut-être seulement les textes choisis qui me plaisent, mais je me suis retrouvée plongée dans une littérature aussi poétique que dépressive. Tout ce qu’il faut pour me plaire ! C’est ce qui m’a poussé à vouloir vraiment apprendre le coréen : pouvoir lire des livres en VO et me faire ma propre idée de cette littérature.

 

Comment je m’y suis prise ?

Ni une ni deux, vu que je marche à l’impulsion, j’ai décidé de commander un premier ouvrage : “cours de coréen” niveau débutant de chez Darakwon. Après une petite recherche internet, c’est celui qui me paraissait le plus judicieux et je ne me suis pas trompée ! Les cours ont des bases solides avec des points de grammaire et de conjugaison. Et surtout, le français laisse place assez rapidement au coréen. Bon, évidemment les points de grammaire et de conjugaison sont toujours expliqués en français. Mais les dialogues, eux, passent très vite à un 100% coréen. Rien de mieux pour maîtriser l’alphabet coréen : le Hangeul (한글).

Hangeul (한글) qu’on peut maîtrisé en deux temps, trois mouvements. C’est tout bonnement incroyable ! Le japonais m’avait très vite arrêté avec ses multiples alphabets incompréhensibles… Mais il m’a fallu seulement 10 minutes, chrono en main, pour retenir le Hangeul (한글) ! C’est un alphabet qui est composé de voyelles et de consonnes que l’on assemble pour former des sons syllabiques. Et une fois le principe en tête, rien ne pourra plus vous arrêter.

Exemple : 한글

ㅎ correspond au son “h” ㄱ correspond au son “g”
ㅏ correspond au son “a” ㅡ correspond au son “eu”
ㄴ correspond au son “n” ㄹ correspond au son “l”

 

Mais malgré tous les aspects positifs que peut avoir cet ouvrage, je me suis vite retrouvée confrontée à des lacunes sur la conjugaison. Peut-être parce qu’il ne s’agit que d’un niveau débutant… L’ouvrage a l’air d’être épuisé depuis quelques années. Et je n’ai trouvé aucune trace d’une éventuelle suite… Pour compléter, je me suis donc offert : “l’essentiel de la conjugaison en coréen” chez Studyrama. Un livre plus abouti et centré uniquement sur la conjugaison. Autant dire que c’est l’un des grands piliers de la langue coréenne puisqu’il existe une multitude d’infixes à insérer dans les verbes pour marquer le temps, l’espace, amener un titre honorifique et j’en passe… Un nouveau monde nébuleux s’ouvre à moi !

 

Et le vocabulaire dans tout ça ?

Vous l’aurez compris, je me suis très rapidement mise au coréen. En soit, la langue n’a rien de bien compliquer. La seule chose qui me manquait vraiment et que j’avais du mal à acquérir, c’était le vocabulaire. Et oui, il n’est pas facile de trouver des mots en coréen dans notre vie de tous les jours. Pour ce faire, je me suis amusée à télécharger diverses applications mobile. Mais une seule à retenue mon attention : Memrise. Si vous n’en avez jamais entendu parlé, je vous invite à vous la procurer très rapidement. C’est une application OVNI qui permet d’apprendre du vocabulaire tout en s’amusant. Et pour couronner le tout, il existe plusieurs dizaines de langues sélectionnables.

D’ailleurs, il existe encore bien d’autres moyens d’apprendre du vocabulaire, comme : écouter de la musique et traduire les paroles, regarder des séries/films/émissions en version originale sous-titrée. Ou si vous aimez aussi le support papier, il existe un petit ouvrage chez Ellipse, « Kimchi ! », qui permet d’apprendre du vocabulaire de base grâce à des petites fiches. Et si vous êtes téméraires, comme je peux l’être, vous faites l’acquisition d’un superbe livre coréen d’une valeur assez importante. L’investissement vous poussera à passer quelques heures à vous arracher les cheveux entre le livre et un dictionnaire… Mais au moins, c’est assez efficace !

 

Pourquoi Memrise est une application utile ?

L’apprentissage se fait par pallier avec des objectifs de mots à atteindre tous les jours. Objectifs que l’on se fixe soit même par le biais des paramètres. Après, il suffit de suivre le tempo puisque l’algorithme dont bénéficie Memrise est plutôt performant. Un coup on apprend de nouveau mot (en glissant quelques astuces phonétiques pour les retenir plus facilement), puis deux secondes plus tard on nous plonge dans des séquences d’écoute avec des natifs de la langue, de quoi affiner l’oreille. Sans oublier les indispensables séances de révision ! De plus, l’apprentissage se fait de différentes façons : par l’écoute évidemment et par l’écriture, tout en mélangeant la langue maternelle et la nouvelle langue. A la longue, je pense qu’on peut facilement devenir un crack avec cette application tant elle est ingénieuse. Le dernier point positif : le design et l’ambiance « vaisseau spatial » qui me fait penser à Star Trek.

4 Replies to “Apprendre une nouvelle langue : le coréen”

  1. Ça a l’air tellement compliqué le coréen ! Enfin comme j’ai une mémoire auditive pour les langues, dès que je vois de l’écris je “panique” mais si ça se trouve j’y arriverais. En y mettant de la bonne volonté 😉

    Si tu aimes la culture coréenne et que tu as l’occasion, à Paris (du 24 au 31 oct) il y a le Festival du Film Coréen au Publicis Cinémas des Champs-Élysées ! Je bosse là-bas et c’est là que j’ai découvert cette culture. Ils sont tous très sympas dans l’équipe et les films sont excellents. Si tu peux venir et que tu es intéressée, n’hésites pas à me faire signe 😉

    1. Je pensais que le coréen allait être compliqué. Mais finalement c’est une des langues asiatiques les plus simples, l’alphabet n’est pas si différent dans sa conception. Je t’avoue qu’il m’a fallu 20 minutes à peu près pour maîtriser l’alphabet et lire des articles même si je n’y comprenais rien 😉

      Oh je ne connaissais pas ce festival. Malheureusement, il tombe pendant mon anniversaire, je doute avoir le temps de venir y faire un tour. Ma famille risque de m’en vouloir sinon… Mais ce n’est pas l’envie qui manque de mon côté 😉

  2. J’ai l’impression qu’on a beaucoup de points communs, je me suis intéressée à l’Asie et particulièrement à la Corée du Sud grâce à la vague Hallyu. Quand j’ai découvert les K-dramas et la K-Pop, ça a été une véritable découverte. En 2011, j’ai été contacté via Facebook et me suis vu proposer le poste de Community-Manager pour les réseaux sociaux de l’association Kachi To Korea et c’est grâce à cette expérience de bénévole que je me suis découvert une véritable passion pour les réseaux sociaux. Malheureusement, je ne retrouve plus la passion de partager des informations sur la Corée du Sud sur la page Facebook de Kachi To Korea, peut-être aussi à cause de mes deux blogs et je ne ressens plus la liberté de m’y exprimer comme je le voudrais.

    1. J’ai l’impression aussi qu’on a beaucoup de points communs, c’est troublant !
      Cela devait être une super expérience de t’occuper des réseaux sociaux de l’association ! Je n’ai jamais osé postulé à un quelconque réseau du genre, j’ai toujours eu peur de ne pas pouvoir y accorder autant de temps que nécessaire sur la longue… Après je te comprends, entre 2011 et maintenant, l’univers a vraiment changé. Je m’en suis bien rendu compte également. J’ai commencé avec la culture coréenne en 2009/2010, et c’est affolant ce que c’est devenu. Au final, j’avoue que je préférais un peu comme c’était avant, c’est-à-dire assez méconnu.

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