Top 5 des films d’animation qui ont influencé mon imaginaire

Comme toute une génération, j’ai été nourri par l’univers de Walt Disney pendant toute mon enfance. Et aujourd’hui encore, je prends du plaisir à regarder des films d’animation. Certes, j’ai mûri et tous ne me correspondent pas ou plus. Mais il reste néanmoins quelques dessins animés que je trouve mémorables et dont j’espère me souvenir toute ma vie.

J’ai décidé de vous présenter les 5 meilleurs films d’animation selon moi. Bien évidemment, ce top est tout à fait personnel et je me doute qu’il ne mettra pas tout le monde d’accord. D’abord parce que les œuvres sont anciennes. Elles tombent en désuétude face aux blockbusters des dernières années. Ensuite parce qu’il s’agit, pour certains, de dessins animés qui n’ont pas su conquérir le public de l’époque et dont on parle encore juste par rapport au statut de « classique ». Puis je l’avoue, j’aime les vieilles techniques de dessin et d’animation. Il m’est impossible de me satisfaire des dessins animés actuels pour cette raison : c’est fade et lisse.

 

Film d’animation n°1 :

Alice au pays des merveilles

Il s’agit du dessin animé le plus vieux de ce classement puisqu’il est sorti en 1951. Produit par les Studio Disney et réalisé par Genonimi, Jackson et Luske, Alice au pays des merveilles reste incontestablement celui que j’aime le plus. Il s’agit d’une adaptation libre du livre du même nom de Lewis Carroll, un de mes romans préférés d’ailleurs !

Le film a été désavoué par les studios et les critiques au moment de sa sortie. Son véritable succès ne date que des années 70 car la mouvance hippie s’est réapproprié l’œuvre grâce à son aspect très psychédélique. C’est surement ce point-là qui me plaît le plus : les personnages sont loufoques et l’histoire également.

 

Film d’animation n°2 :

Robin des bois

Je ressors encore une vieillerie qui n’a pas eu un succès retentissant : Robin des bois. Réalisé par Reitherman en 1973, le film est une adaptation de la légende de Robin des Bois auquel on a mixé quelques passages du Roman de Renart. Voilà un dessin animé avec des personnages anthropomorphes qui a fait scandale : comment était-il possible, pour Disney, de sortir une œuvre où le héros principal est un voleur ?

Quand on est enfant, on ne s’interroge pas souvent sur le pourquoi un gentil a une belle forme ou que le méchant est un vilain serpent : c’est naturel dans notre imaginaire bercé de douces illusions. Maintenant, je suis heureuse de prendre autant de plaisir à regarder ce film d’animation et d’en comprendre toutes les facettes. Cela n’enlève rien à sa beauté, bien au contraire ! Et si certains pensent que le scénario est inabouti, sachez que la qualité du dessin laisse place à bien plus d’émotion.

 

Film d’animation n°3 :

Rox et Rouky

Quand je parle dessins animés avec des connaissances, je cite souvent Rox et Rouky comme étant l’un de mes préférés. Et, en retour, on m’interroge sur pourquoi j’aime un tel Disney. Encore maintenant, je ne sais toujours pas ce qu’il y a de si choquant dans ce fait… Réalisé en 1981 par Berman, Rich et Stevens, Rox et Rouky est l’adaptation du roman « Le renard et le chien courant » de Daniel Mannix.

Si j’aime un tel Disney, c’est surtout pour l’interrogation qu’il pose sur les différences de chacun. Une amitié peut-elle rester éternellement enfantine et naïve ? Je crois d’ailleurs qu’il n’y a pas de Disney plus émouvant que celui-là, en tout cas à mes yeux. La morale est mise en avant, sublimée, par la dure réalité de l’œuvre. Je ne vous parle par les larmes que je verse à chaque fois…

 

Film d’animation n°4 :

Le Roi lion

Réalisé en 1994 par Allers et Minkoff, il est considéré comme l’un, si ce n’est le meilleur film d’animation de tous les temps. Inspiré du Hamlet de Shakespeare, Le roi lion a émerveillé le monde entier au moment de sa sortie. Il faut dire que tout était réuni pour cela : un dessin magnifique, une histoire riche et émouvante, des musiques exceptionnelles !

Qu’importe l’âge auquel on regarde cette œuvre, elle est intergénérationnelle. Et je pense sincèrement que d’ici 50 ans, elle aura toujours le même impact. Il n’est pas question de niaiserie enfantine comme dans les Disney plus récents, ici la tonalité de l’oeuvre peut aussi bien être joyeuse que sombre et désespérée. Un atout non négligeable quand on voit la baisse de niveau avec les derniers Disney.

 

Film d’animation n°5 :

Il m’a été impossible de choisir un heureux élu pour cette 5ème place, le choix était trop difficile. Je vais donc vous présenter les deux films d’animation que je place sur le même pied d’égalité.

L’étrange Noël de monsieur Jack

Charlie, mon héros

Je n’ai jamais caché l’amour que je porte à l’univers de Tim Burton. Et cette admiration vient de loin. De très loin même puisqu’elle a commencé en 1994 avec la sortie de L’étrange Noël de monsieur Jack. Le film a été réalisé par Selick d’après une histoire de Burton.

Je crois que c’est l’œuvre fondatrice de mon imaginaire et de mon amour immodéré pour les choses sombres et les histoires dépressives. Je trouve d’ailleurs que le thème principal abordé dans ce film est de loin l’une des meilleures morales qui puissent exister : la tolérance envers chacun. Et comment ne pas tomber amoureux des chansons ? Celles dont je me souviens le plus, encore aujourd’hui.

Sortie en 1990 et réalisé par Bluth, Charlie mon héros est certainement le dessin animé que j’aime le plus et dont personne ne connaît l’existence. Ce qui me choque d’ailleurs ! Bon, il faut dire que le génie de Bluth a été éclipsé par « La petite sirène » des studios Disney sorti la même année. Un dessin animé comme on en fait plus aujourd’hui malheureusement…

Pour en faire un résumé rapide, je dirais qu’il s’agit de l’histoire d’un chien des rues, Charlie, escroc à ses heures. Après sa mort, il décide de voler une montre au paradis pour pouvoir retourner sur terre. C’est là qu’il va rencontrer Anne-Marie, une petite fille abandonnée, et décider de la sauver en abandonnant sa chère montre.

Autant dire qu’il ne s’agit pas d’un film avec une happy-end comme souvent. L’univers, bien que déjanté, à ce petit côté dramatique qui a également influencé mon imaginaire.

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